Le sang des glaciers est le nom donné à un phénomène provoqué par des microalgues qui prolifèrent en haute altitude – notamment dans les écosystèmes alpins – et colorent la neige en rouge. Leur multiplication, accentuée par la hausse des températures, modifie non seulement la couleur de la neige, mais aussi son albédo, entraînant une accélération de la fonte des glaces.
En collaboration avec des scientifiques du projet ALPALGA, dont Éric Maréchal, directeur de Recherche au laboratoire de Physiologie Cellulaire et Végétale, Charlotte Gautier van Tour développe une série d’œuvres et d’expérimentations sur l’histoire aquatique du massif des Alpes, de son origine sous les eaux à sa fonte actuelle. Sculpture abritant la microalgue, plan-relief montrant le phénomène de bloom algal ou névé rose en gelée d’algues, son projet rappelle que l’eau douce de la neige n’est pas un milieu mort mais, au contraire, un océan de vie en voie de disparition.